La perte
brutale d'un être aimé apporte son lot de souffrances, de regrets, de remords
parfois, mais aussi tout simplement de souvenirs.
Lorsque mon père disparait, en 2014, je suis bien loin de lui, à l'autre bout
du monde, dans un pays que je parcours avec passion depuis plus de trente ans,
l'Inde.
Vivre un tel moment dans ces conditions est un déchirement supplémentaire qui
impacte lourdement le difficile travail du deuil. Il m'aura fallu plus de huit
années pour trouver le courage de me pencher sur ma vie, prenant conscience de
la place immense que mon père y occupait.
À travers son cheminement dans l'existence et mes propres souvenirs, c'est la
manière de vivre au siècle dernier que j'évoque ici. Ce travail est aussi
l'hommage que je me devais de rendre à l'homme qui m'a tant donné et pour qui
générosité n'était pas un vain mot.
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